#198 Bousso, mère et bipolaire

Être bipolaire : quand les modulations d’humeur deviennent extrêmes

On a toutes une météo intérieure rythmée par des petits up & down. Une alternance de périodes où l’on se sent pleines d’énergie, et puis d’autres où on a envie d’aller se terrer, en attendant que ça passe. Cela s’appelle des modulations d’humeur. C’est totalement normal. Sauf quand ces modulations prennent une ampleur et une intensité inimaginables, ingérables, voire extrêmes.

La difficulté pour une femme d’être diagnostiquée bipolaire

Bousso, en sait quelque chose. Jusqu’à ses 28 ans, elle a enchainé les phases maniaques et les états dépressifs. Scarifications et crises de boulimie, anorexie et hyperphagie s’accompagnent alors d’une multitude de rendez-vous médicaux pour tenter de comprendre. De SE comprendre. Mais souvent, les femmes ne sont pas entendues. Et Bousso devra attendre de trouver LA bonne psychiatre pour avoir le bon diagnostique sur sa bipolarité. Enfin prise au sérieux et grâce à un traitement adapté, elle accède à une vie plus sereine et découvre alors un calme intérieur qui éloigne ses idées suicidaires.

Mais comment envisager de construire une famille, quand on vient à peine de se rencontrer soi-même ? Comment se résoudre à une grossesse incompatible avec des traitements, alors même qu’on se sent incapable de survivre sans eux ? Comment s’imaginer devenir mère tout en redoutant de transmettre à son bébé le gène de sa plus grande souffrance ?

Maternité et bipolarité : quand l’une sauve de l’autre

Dans ce nouvel épisode de Bliss Stories, l’éclatante Bousso raconte tout ça, et bien plus encore. Elle retrace son chemin, depuis son enfance traumatisante jusqu’à aujourd’hui. Vous entendrez le soleil italien de sa voix, son rire cristallin qui explose, et les mots pleins de sagesse de celle qui n’a vraiment su qui elle était que le jour où son premier bébé est né. Vous écouterez la voix de celle qui a cru sombrer dans la folie mais dont la maternité a sauvé la vie, en faisant triompher l’amour sur sa bipolarité.