“Le cyclone arrive, je me calfeutre... c’est comme une scène d’apocalypse”

Dans cet épisode, on parle de :

・maternité vécue en zone de catastrophe
・exil forcé et de grossesse loin de ses repères
・accouchement dans le chaos, la peur et l’urgence
・trauma périnatal et de ses traces invisibles
・résilience, d’amour et de reconstruction après l’impensable.

Cet épisode est pour toi si tu es :

・mère ou future mère
・sensible aux récits de naissance hors normes
・touchée par les questions de trauma, de post-partum difficile
・en quête de récits vrais, puissants, profondément humains

Mais aussi si tu crois que donner la vie peut parfois ressembler à survivre et que raconter, c’est déjà commencer à guérir 💛

#322 Monteine, accouchement post-cyclone

Pour parler de la maternité, les métaphores météorologiques ne manquent pas : on dit parfois que devenir mère c’est un ouragan, par exemple. Que le post-partum est apocalyptique, qu’on a l’impression d’être dans l’oeil du cyclone... Sauf que dans l’histoire de Monteine, les métaphores prennent vie, et que le cyclone, elle était dedans elle, pour de vrai. 

Monteine a dû déménager à 6 mois de grossesse sur l’ile de Mayotte, s’adapter à une toute nouvelle vie, gérer la délocalisation de son dossier médical et sa préparation à l’accouchement sur un territoire totalement inconnu. Déjà rien que ça... c’est rock and roll, mais ça se gère. Mais ce que Monteine, ni personne, n'avait pas prévu, c’est l’arrivée, quelques semaines plus tard du cyclone Chido, ravageur et meurtrier, qui les a laissés elle et son mari dans un territoire désolé, sans eau courante, sans électricité et dans la crainte constante des pillages. C'est donc dans ce chaos le plus total que son accouchement a dû avoir lieu, dans un couloir de maternité inondé, au milieu de dizaines d’autres mères paniquées, de câbles électriques arrachés, et de sage-femmes débordées. 

En termes d’apocalypse, on est pas mal, non ? 

Heureusement, Monteine a accouché d’un petit garçon en pleine santé, mais forcément, les circonstances tellement particulières de sa grossesse, de son accouchement, puis de son post-partum, ont laissé des séquelles, qu’elle soigne encore aujourd’hui, grâce à l’amour de son conjoint, une bonne thérapie, et le récit de son histoire hallucinante, qu’elle a tenu à venir raconter, reconnaissante et bien vivante.

1 de 4
...
...