Post-partum et solitude : mon Bliss Gang m’a sauvée - Lola

Lola pensait être prête. À aimer, à accueillir, à devenir mère. Mais elle ne s’attendait ni à la puissance de ce qu’elle allait traverser, ni à la solitude des débuts, ni à la force des liens qui allaient la sauver. De son désir d'enfant à la naissance par césarienne de Pio, en passant par un post-partum parfois vertigineux et parfois douloureux, elle raconte comment, au cœur du chaos, elle a trouvé un refuge inattendu : son Bliss Gang. 

temoignage post partum solitude


"
Je m’appelle Lola, j’ai 32 ans.
 
J’habite au Cannet, je travaille dans l’hôtellerie et l’immobilier. 
Ma famille est composée de mon mari Enzo, de notre fils Pio qui a 1 an, et de notre chat Kiki.

J’ai 15 ans quand je rencontre Enzo pour la première fois.  
Nous étions chacun en couple à l’époque.
C'est le meilleur ami de mon ex (🙈).  
On ne se regarde pas du tout. 

Quelques années plus tard, on décide de se rapprocher, secrètement, avant d’officialiser notre relation, il y a 14 ans ! 
 

“ Rapidementje me dis que je veux avoir un enfant avec lui. 
Je veux une vie avec lui. Pour toujours. 
 
 

Après des années à attendre une demande en mariage (qui arrive finalement au bout de 11 ans, lors d’un voyage aux Seychelles), on enchaîne très rapidement maison, mariage et... bébé ! 

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J
’ai grandi avec une mère qui, avant de m’avoir, a vécu deux fausses couches et une interruption médicale de grossesse.
 
Donc je le sais : avoir un bébé, ça peut prendre du temps. Une interruption de grossesse, ça peut arriver. 

Ma mère m’en a toujours parlé librement. Sans secret. Sans tabou.  
Je sais à quel point ces épreuves ont été marquantes pour elle. 

Quelque part, je suis prête à ça. Je pense même que je vais galérer.  
Mais je prépare le terrain : j’arrête la pilule deux ans avant qu’on se lance, pour nettoyer mon corps après toutes ces années d’hormones.  
Une façon d’apprendre à l’écouter, à le comprendre, à me reconnecter à lui.


🔸 28 
juin 2024. 

Ça fait un mois qu’on est mariés, jour pour jour, et je tombe enceinte. Un signe ✨ 
Tous les deux, on est heureux et très surpris que ça ait fonctionné “si vite”. 

Et puis, après quelques secondes, il me dit : “Mais demain, je dois aller acheter ma nouvelle voiture (une vieille Mazda MX-5 cabriolet, rouge… deux places 🤣) qu’est-ce qu’on fait ? 
Je lui réponds : Garde-la. Ce sera un morceau de ton histoire avec notre enfant.” 

J’ai une grossesse merveilleuse.  
Je ne suis pas malade. Je me sens bien dans mon corps.Je vis comme si ma vie était la même.  
On voyage beaucoup : des week-ends en France, un voyage en famille à New York, et honey/babymoon à l’Île Maurice.


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Cette 
babymoon est un
e parenthèse hors du temps. C’est pendant ce voyage qu’on trouve le prénom de notre fils. Comme une évidence. 
 

“ Durant toute cette période, on est encore plus amoureux qu’avant.  

  
Enzo est hyper impliqué. Il m’accompagne à chaque rendez-vous mensuel chez le gynéco. 
Il est là à tous les rendez-vous avec la sage-femme. Toujours. 
Et quand je me retrouve alitée à 6 mois de grossesse, il prend le relais sur tout, à la maison. 
Toujours à prendre soin de moi, à me masser, à cuisiner. 
Ces attentions, c’est précieux. Je sais ma chance. 
 

🔸 Juillet 2025. 

J’ai découvert le podcast Bliss Stories bien avant d’être enceinte, que j’écoute de temps en temps, quand les sujets me parlent. Et je savais déjà qu’enceinte, j’écouterais Bliss Bump. 

Et ça ne loupe pas : quinze jours après avoir découvert ma grossesse, je prends Bliss Bump et je ne sais pas encore à quel point ça va changer les choses. 

Ce qui me fait sauter le pas, c’est la solitude du début.  
Ce silence imposé des trois premiers mois. 
On garde tout pour soi. 

Sauf quand on peut rencontrer d’autres femmes qui vivent exactement la même chose, au même moment, partout en France… et même ailleurs ! 

Alors je rejoins un Bliss Gang, le groupe de Mars 2025, et ça m’a sauvée. C’est, sans hésiter, l’une des meilleures décisions de ma vie... 

“ Au début, j’ai un peu peur.  
Peur qu’on soit trop différentes, qu’on ne se comprenne pas. 
Et, en réalité… oui, on est toutes différentes. Mais toutes profondément pareilles. On a ce lien immense : (re)devenir mères en même temps. “ 

Très vite, les barrières tombent. Plus de gêne, plus de filtre. On se dit tout. 
Nos peurs, nos doutes, nos couples, nos corps, notre sexualité, nos joies, nos bonheurs, nos rires, nos galères… 
Tout. Sans jugement. Jamais. 
Juste énormément de bienveillance et d’amour. 

Très vite, les messages se multiplient.  
On parle de tout : l’accouchement, le post-partum, l’allaitement, les achats… 
On écrit toutes nos récits d’accouchement, chaque détail, en se demandant qui sera la prochaine. 

 
🔸 31 mars 2025. J+2 

8h45 
On arrive à la maternité. 
Monitoring nickel.  
Examen du col : mi long, ferme, tonique et pas du tout ouvert... On se dit que ça va être loooooong. 

10h30  
Je vais être déclenchée en douceur par cachet.  
Je prends deux premiers comprimés.  

10h45 
Première grosse contraction au monitoring.  
Je sens que c’est désagréable en bas. Mais ça va.  

12h45 
On monte dans notre future chambre, pour patienter le temps que le travail avance.  
Woooow ! La vue sur la mer, une carte postale.  
J’ai pas faim. Je me force à manger, un peu.  

14h30 
Les contractions sont de plus en plus fortes. Ça fait vraiment mal.  
Le col, lui, ne bouge pas. Je suis un peu déçue, vu la douleur.  
Je prends un seul cachet, cette fois. 

16h30. 
Nouveau cachet. 
Les contractions deviennent douloureuses, difficilement supportables.  
Surtout qu’on me fait rester sur le côté gauche, pour bien suivre bébé au monito.  
Je passe mon temps à suivre son cœur, à l’écouter. Ça m’apaise.  

Dès que je peux, je me lève.  
Le ballon, ça me soulage.  
Toutes les cinq minutes, la douleur des contractions m’empêche de parler.  

18h50 
Nouvel examen du col : dilaté à... 1 
Je demande une péridurale. 
Ça me met un coup au moral.  
Je le vis comme un échec, moi qui la voulais le plus tard possible. 
Mais là, c’est au-dessus de mes forces.  

21h00 
Le bébé fait toujours des ralentissements du cœur. On décide de me percer la poche des eaux. Un liquide chaud coule entre mes jambes. 
On commence à me parler de la possibilité de la césarienne.  

04h00. 
On m’emmène au bloc pour une césarienne. 
Il fait froid. 
Moi, je tremble beaucoup à cause du stress.  
Je sens qu’on me manipule mais je n’ai aucune douleur. Très étrange comme sensation. 

Enzo arrive au bloc et s’assoit à côté de moi. 
On nous dit que, dans quelques minutes, on va voir notre fils.  

04h32 
J’entends Pio pousser son premier cri.  
Enzo pleure. 
Moi, j’ai du mal à réaliser ce qu’il se passe. C’est comme si ce n’était pas réel, comme si ce n’était pas possible. C’est étrange aussi, cette sensation.  

Pio est là, collé à ma tête. Puis il part avec Enzo pour les premiers soins. 

Seule à nouveau. 
Je tremble encore.  
J’ai la nausée.  
L’anesthésiste ajoute un truc dans la perf.  
Ça va mieux après ça.  

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0
5h00
 
Je retrouve enfin Enzo et Pio, qui m’attendent en salle de réveil.  
On me pose bébé sur moi. Peau à peau.  
Pio est chaud, j’adore cette sensation.  
 
Il prend mon sein, direct, je n’ai pas mal (pour l’instant). 
Je suis aux anges. C’est magique. C’est le bliss  
Et à ce moment-là, je crois que je réalise que ça y est, je suis une maman.

 

 L'allaitement, quelle aventure !!!  
 

J’ai toujours voulu allaiter. C’est hyper important pour moi. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment… mais je trouve ça tellement beau. Une femme, une mère, son bébé contre elle… je trouve ça magique. 

Je savais que ça pouvait être difficile au début. Que ça pouvait faire mal. Qu’il fallait tenir. 
Alors je me suis “préparée”. 
Mais je ne m’étais pas préparée à cette douleur. 

Très vite, j’ai mal en mettant Pio au sein. 
Je me souviens m’enfermer dans les toilettes de ma chambre, à la maternité, à pleurer et ne pas vouloir en sortir. Je redoute la mise au sein.  

Mais je suis très bien accompagnée à la maternité.  
Les sages-femmes sont là, jour et nuit. Elles m’aident, me montrent les positions, m’expliquent comment faire. 

temoignage post partum


De retour chez nous, je fais appel à une
 conseillère en lactation.
 
Enzo est là, à chaque rendez-vous, à vivre tout ça avec moi.  
J’ai beaucoup de chance. 

Et je découvre le recueil de lait. Mon graal. 
Bon, niveau sexy attitude, on est clairement au plus bas… mais ça me permet de constater que j'ai énormément de lait. 
Alors je stocke. Mon congélateur déborde !  

Puis je me suis répétée : "tout passe".
C’est devenu mon mantra de la maternité.
Parce que oui, vraiment… tout passe.
Les douleurs finissent par s’apaiser. Presque du jour au lendemain.
Et là… le kiff. Le bonheur absolu.

Et puis il y a aussi ce groupe dans notre Bliss Gang : “Mille et une nuits”. 

" Dès que l’une de nous est réveillée, elle écrit. 
Et d’un coup… on n’est plus seules.  
Même à 3h du matin, avec un bébé dans les bras ou au sein, on est ensemble. “ 

Dans les douleurs de l’allaitement.  
Dans la fatigue, les nuits hachées, les tensions dans le couple…   
Elles sont là. 

Avec Enzo, on a toujours été très entourés.  
Beaucoup d’amis, des proches, une vie sociale remplie.  

Mais ces derniers temps… tout a changé. 
Le mariage, la grossesse, la maison, le bébé. 
Et d’un coup, le vide. 

Des amis qui déménagent, d’autres qu’on perd… 
Et nous qui devenons trois. Juste trois. 

Ce changement a été brutal. Et parfois encore difficile aujourd’hui. 
Moins de sorties, moins d’échanges, moins de légèreté.  
Et très vite, un sentiment d’isolement.

Alors les filles de mon gang sont devenues essentielles.  
Le soutien que je n’avais plus ailleurs. 
Et surtout… elles me comprennent.  
Parce qu’on vit la même chose, en même temps.

Autour de nous, on entend souvent : 
ne stresse pas”, “ça va aller, t’inquiète"....  
Mais ce n’est pas ça dont on a besoin. 
On a besoin d’être entendue. Accueillie. Comprise. 

Et avec elles, c’est exactement ça. 
Elles ont toujours les mots justes. 
Elles sont là dans les moments les plus difficiles. Encore et encore. 

Sans elles, je ne sais pas comment j’aurais traversé tout ça.
 
Aujourd’hui, je sais une chose : je ne suis pas seule, grâce à mon Bliss Gang. 
C’est comme si j’avais des dizaines de meilleures amies, toujours là, à n’importe quelle heure.  

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Les tips de Lola pour éviter post-partum et solitude

Oser parler avec d'autres même si on est introvertie.
Rejoindre un groupe de parole.
Se dire que tout passe, un jour.


La p
ensée freestyle de Lola

Merci Bliss ! 
Merci mon Bliss Gang ! La folie !!! 
 
Vous êtes mes sœurs, mes repères, mon refuge. 

Ce gang a changé ma grossesse. 
Ça a changé mon post-partum. 
Ça a changé ma vie. ✨ 

 

Témoignage recueilli par Manon Provost, responsable éditoriale Short Stories.
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